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Depuis plusieurs mois, des réfugiés arrivent à Paris. Ce site tente de résumer les raisons pour lesquelles les campements se constituent dans le nord-est parisien, et vous propose également des solutions pour aider ou protester.

Carte des camps de réfugiés à Paris

Vous pouvez cliquer sur :
les points pour avoir des informations sur les lieux parisiens,
les différents éléments du graphique pour avoir plus d'informations sur chaque camp.

La légende de la carte

Les camps de réfugiés se créent majoritairement dans le nord-est de Paris, pour plusieurs raisons :

FAQ

Quelques arguments et contre-vérités que l'on entend très souvent à propos de l'accueil des réfugiés.

  1. Ils sont sales :

    Comme tous les gens qui ne prennent pas de douches. Quand on dort dans la rue, il n'y a pas d'option salle de bain. Quand on se retrouve sur un campement sans accès à l'eau potable, il est difficile de conserver ne serait-ce que le minimum d'hygiène.

  2. Ils transmettent des maladies :

    Ce sont souvent les conditions d’accueil en France qui font que les réfugié.e.s développent des maladies dont ils sont les premières victimes. Aucune épidémie touchant les populations locales n’a jamais été constatée.

  3. Ils ne veulent pas rester dans les hébergements qu’on leur propose :

    c'est un argument avancé par la préfecture, qui se base sur un pourcentage infime de réfugiés (moins de 1 sur 10). Elle n'évoque pas les milliers qui ont été mis à l'abri, qui ne sont pas revenus même si certains sont logés dans des gymnases ou dans des hôtels sans possibilité de nourriture par exemple.

  4. Ils ne veulent pas aller en banlieue :

    Il s'agit le plus souvent des réfugiés qui ont passé le plus de temps dans la rue. Au fil des semaines, voire des mois, ils ont rencontré des parisiens, lié des amitiés, ils se sont inscrits à des cours de français, se repèrent bien dans la Ville.
    C'est pour eux la fin de leur exil et il est très difficile de repartir à nouveau vers l'inconnu. Les institutions n'informant jamais les réfugiés de leur destination lorsqu'ils sont hébergés, c'est donc souvent un moment de panique pour celui ou celle qui ne connait pas la géographie française et perd à nouveau tous ses repères.

  5. Pourquoi on ne s’occupe pas des SDF en priorité :

    Les SDF Français bénéficient de nombreuses aides sociales. Leur statut est très différent de ceux des exilé.e.s et leur prise en charge également.
    Techniquement les migrant.e.s à la rue sont aussi des sans domicile fixes. Parler de priorité revient à établir une hiérarchie entre des humains et à estimer qu'un humain avec une carte d'identité française est “prioritaire” sur tout autre. Mais n'hésitez surtout pas à aider les SDF également!

  6. Ça va créer un appel d’air pour tous les gens qui souhaiteraient venir :

    Beaucoup de pays européens ont de bien meilleures conditions d’accueil, les réfugiés n'ont pas à y dormir dans la rue ou à dépendre de l'entraide citoyenne pour se nourir. Ils n’ont pas créé d’appel d’air pour autant.

  7. Il n’y a pas assez de travail pour tous ces gens :

    Le marché du travail n’est pas un gâteau qui se partage. Plus la population augmente, plus il y a de besoins pour se nourrir, se loger, etc. et donc plus il y a de travail.
    Les migrant.e.s seront ravis d’accepter les emplois délaissés ainsi que de payer la retraite des baby boomers.

  8. On parle toujours d'enfants et de femmes, mais on ne voit que des hommes :

    La majorité des personnes qui arrivent en France sont en effet des hommes. Mais il y a aussi beaucoup de femmes, de mineurs, de familles. Ils sont moins visibles parce que plus rapidement mis à l'abri du fait de leur fragilité.

  9. Ils ne font aucun effort d'intégration :

    Plusieurs des personnes rencontrées sur les camps ont une telle envie d'intégration qu'ils apprennent les langues des pays dans lesquels ils arrivent en quelques mois. Beaucoup s'inscrivent dans des cours afin de poursuivre des études, et travaillent de manière très sérieuse quand des emplois leur sont proposés.

  10. Pourquoi vous ne les accueillez pas chez vous :

    C'est justement ce que plusieurs personnes font déjà, notamment avec les réfugiés les plus fragiles (mineurs isolés quand ils ne sont pas pris en charge par les structures d'accueil officielles, familles, personnes en grande détresse physique ou psychique).

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